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Visée parmi d’autres, la France fait l’objet d’attaques particulières dont les prétextes relèvent du pur mensonge.

Pour servir leur stratégie de conquête du monde et de destruction de l’Occident, les djihadistes utilisent les armes de la propagande et de la violence. Visée parmi d’autres, la France fait l’objet d’attaques particulières dont les prétextes relèvent du pur mensonge.

Une histoire et une identité françaises prises pour cible

La France est la cible spécifique du prosélytisme et du fanatisme djihadiste en raison de son histoire, notamment coloniale, et de son identité républicaine et laïque. Son engagement diplomatique et militaire sur la scène internationale est un autre élément qui explique que la France fasse l’objet de la menace djihadiste.

Le prétexte de la politique étrangère française

Les djihadistes présentent systématiquement les attentats perpétrés en France comme une juste réponse à la politique étrangère et intérieure de notre pays. De même, le large soutien des Français au journal Charlie Hebdo en janvier 2015 a été analysé comme l’expression d’une hostilité générale envers les musulmans. En réalité, les groupes terroristes rejettent tout cadre de vie qui n’obéit pas aveuglément à leurs règles. En Irak et en Syrie, des hommes sont exécutés pour avoir écouté de la musique ou fumé une cigarette. Les djihadistes cherchent à refouler leur responsabilité en la projetant sur leur ennemi. Ainsi présentaient-ils Paris, dans le communiqué revendiquant les attentats de novembre 2015, comme « la capitale des abominations et de la perversion ».

Les attentats, outil de dissimulation des échecs sur le terrain

Depuis 2015, le territoire contrôlé par daech au Levant se disloque. Face aux forces irakiennes, syriennes, kurdes et leurs alliés, l’organisation terroriste est entrée dans une spirale d’échecs. En 2015, elle a successivement perdu les villes de Kobané, Tikrit, Tal Abyad, Baïji, Sinjar, Ramadi. Le reflux s’est poursuivi en 2016 avec la perte de Palmyre, de Hit, de Haditha et de Fallouja. L’année 2017 marque un tournant majeur avec la perte de Mossoul, « capitale » autoproclamée de daech en Irak, mais aussi la ville de Tal Afar, dernière place forte des djihadistes. La ville de Raqqa, principal fief syrien de l’organisation terroriste, est en passe d’être complètement libérée.

Ses tentatives d’expansion dans d’autres pays sont elles aussi des échecs. Chassé par la population musulmane, daech n’est pas parvenu à s’implanter en Libye. De leur côté, les groupes armés d’Al-Qaida ont perdu leur territoire et sont désormais pourchassés dans le Sahel par les forces africaines. Face à la multiplication de ces échecs, les djihadistes utilisent les attentats pour reprendre l’ascendant psychologique sur leurs adversaires et regagner en prestige.

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