Recherche

Destruction des rapports familiaux, isolement, dissimulation… Les familles sont les premières victimes de la radicalisation. Grâce au lien qu’elles entretiennent avec les personnes embrigadées, les familles sont un atout précieux pour prévenir le phénomène.

Détecter les premiers signes de l’embrigadement

Parce qu’elle constitue le principal cadre de vie, la famille est un lieu privilégié pour observer les évolutions de comportement et détecter les premiers signes d’un engagement radical, notamment chez les jeunes. Les recruteurs ont en effet pour objectif de détruire le lien entre les générations et poussent leurs cibles à entrer dans un processus de dissimulation.

En cas de question ou de doute face à un changement d’attitude, un Numéro Vert a été mis en place pour les familles : 0 800 005 696 (appel et service gratuits). Lors de ces échanges, des solutions d’orientation et de prise en charge peuvent être proposées si nécessaire.

Faire cesser l’endoctrinement

Les valeurs se transmettent principalement au sein de la famille. Si celle-ci est donc un rempart contre les processus de radicalisation, elle représente aussi un moteur pour recréer une stabilité affective et un lien avec la personne radicalisée. C’est pourquoi l’intervention des familles est souvent indispensable pour combattre l’engagement radical d’un individu. Associations et pouvoirs publics sont pleinement mobilisés pour accompagner les familles et les jeunes face à ce phénomène.

Aider les autres familles confrontées au problème

Les familles directement touchées par la radicalisation d’un proche ont malheureusement acquis une bonne connaissance des mécanismes d’embrigadement et de radicalisation. Dans certains cas, elles acceptent alors de partager leur expérience auprès d’autres familles, pour les aider et les soutenir. Si les familles sont le principal bénéficiaire des actions conduites pour prévenir la radicalisation, elles peuvent également devenir un véritable partenaire.

Des dispositifs renforcés au sein des caisses d'allocations familiales (CAF)

Pour venir en aide aux familles dont l’un des membres présente des risques de radicalisation, le budget consacré aux CAF a été doublé pour la période 2012-2017, passant de 51 à 100 millions d’euros. Ainsi, les CAF ont pu renforcer les dispositifs existants et initier de nouvelles actions autour du soutien à la parentalité. Les Réseaux d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP) proposent par exemple aux parents des conseils et des outils pour mieux utiliser les réseaux sociaux, prévenir la radicalisation et restaurer les liens familiaux. Les Contrats Locaux d’Accompagnement Scolaire (CLAS), les centres sociaux et les espaces de rencontres et de médiations familiales soutiennent également les familles touchées par une radicalisation.

Pour tout renseignement, consultez le site www.caf.fr

Le secteur associatif largement mobilisé

Partout sur le territoire, des acteurs associatifs sont mobilisés :

  • Les Maisons des Adolescents (MDA) accueillent les jeunes de 11 à 25 ans et leur famille pour les écouter, les informer et les orienter.

  • Elles ont aussi mis en place des actions de prévention de la radicalisation en lien avec les Écoles des Parents et des Éducateurs (EPE), qui accompagnent les parents dans leurs difficultés d’éducation.
  • Les Points d’Accueil Écoute Jeunes (PAEJ) interviennent en renfort des dispositifs d’accueil et d’accompagnement pour écouter et soutenir des jeunes de 12 à 25 ans.
  • L’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), qui regroupe les associations familiales présentes en France, est pleinement mobilisée dans la prévention de la radicalisation. Elle met en place de nombreuses actions locales, autour de l’usage d’internet et des réseaux sociaux.
  • Les acteurs de la prévention spécialisée, enfin, sont un partenaire essentiel. Ils utilisent de nombreux outils, individuels et collectifs, pour lutter avec les familles contre le décrochage scolaire et la marginalisation des jeunes vulnérables.

Vous êtes inquiet(e) pour une personne de votre entourage ? Vous vous posez des questions sur la radicalisation ? N’hésitez pas à appeler le Numéro Vert gratuit 0 800 005 696.

Partager l'article