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Face au phénomène de radicalisation, le Gouvernement a multiplié, depuis 2014, les actions en faveur de la prévention et de la lutte contre la radicalisation déployées sur l’ensemble des territoires faisant des préfectures, un des acteurs majeurs.

Elles ont pour but d’assurer la prise en charge des personnes radicalisées et d’accompagner leurs proches.

Deux structures au sein de chaque préfecture

Le Gouvernement a demandé aux préfets de constituer des cellules départementales de suivi de la radicalisation. Pour chaque préfecture, deux structures ont été mises en place au sein de l'état-major de sécurité (EMS) :

  • le groupe d'évaluation départemental (GED) : présidé par le préfet et en présence du procureur de la République, il est composé d'agents des services de sécurité qui évaluent le degré de dangerosité des personnes signalées et pilotent leur suivi, il analyse les signalements reçus (police, gendarmerie, Numéro vert etc.) ;
  • la cellule préfectorale de prévention et d'accompagnement des familles (CPRAF) : sur orientation du GED, elle organise une prise en charge sociale et/ou psychologique des familles et de leur proche radicalisé ou en voie de l'être (dispositifs de droits commun et structures spécifiques).

La CPRAF est principalement composée :

  • Services de la police nationale et de gendarmerie nationale ;
  • Services du ministère de la Justice : procureurs de la République, protection judiciaire de la jeunesse, services pénitentiaires etc. ;
  • Services de l'Education nationale ;
  • Agences régionales de santé (ARS) : expertises sur les situations nécessitant un suivi psychiatrique ;
  • Collectivités territoriales (ASE, CCAS, etc) ;
  • Réseaux de professionnels et d'associatifs : CAF, Pôle emploi, prévention spécialisée, missions locales, associations d'aide aux victimes, maisons des adolescents (MDA), réseaux de soutien à la parentalité, associations de lutte contre les dérives sectaires, etc. ;
  • Responsables religieux.

Un rôle crucial dans la prévention de la radicalisation

En 2018-2019 :

  • 2 500 personnes prises en charge (dont 55% de mineurs et 40% de femmes).
  • 700 familles accompagnées, avec une présence systématique des Agences régionales de santé (ARS) dans chaque CPRAF et une prise en charge en santé mentale dans plus de 50% des cas.
  • 101 CPRAF, soit 1 par département.

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