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Internet et les réseaux sociaux jouent un rôle dans le domaine du terrorisme (départ sur zone dans le cadre de filières djihadistes ou passage à l’acte sur notre territoire), ne serait-ce qu’en tant que moyen de communication. 

La responsabilité d'Internet et les réseaux sociaux dans la radicalisation des individus est plus complexe qu’il n’y paraît. 

Le lieu de radicalisation de personnes fragiles

Le web est le lieu de diffusion d’un grand nombre de discours et contenus extrémistes. Ce constat ne constitue pourtant pas un élément suffisant pour expliquer le phénomène de radicalisation djihadiste. La radicalisation des individus est avant tout le fruit de leur histoire personnelle, qui les prédispose davantage que d’autres à s’engager sur la voie de la violence. Les raisons sont diverses : culturelles, sociales, familiales, psychologiques, etc. En mettant en avant des personnalités charismatiques aux discours simplistes ou conspirationnistes, internet peut ainsi favoriser la radicalisation de ces personnes vulnérables qui sont en quête de sens ou très sensibles à certaines questions politiques ou sociales. 

Des discours proposés sans recul critique

Sur le web, les internautes peuvent trouver des discours et des contenus sans contexte ni explication critique. Parmi eux, beaucoup donnent libre cours au fantasme identitaire : faire partie d’une cause collective majeure nécessitant un engagement total. Pour des individus déjà convaincus par des discours radicaux ou proches de l’être, le web devient alors un terrain favorable à l’endoctrinement. Les arguments et justifications découverts sur internet sont pris pour argent comptant, sans recul ou sens critique. Dans la plupart des cas toutefois, l’élément déclencheur de la radicalisation reste un contact humain, c’est-à-dire la rencontre avec une personne déjà impliquée dans la mouvance radicale. C’est majoritairement après cette rencontre que les réseaux sociaux prennent le relais et renforcent la radicalisation. 

Éduquer aux réseaux sociaux, la réponse des pouvoirs publics

Pour prévenir les phénomènes d’embrigadement et lutter contre les dérives du web, les pouvoirs publics peuvent agir à plusieurs niveaux. À l’échelle locale, les maires ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des politiques nationales et l’instauration d’initiatives complémentaires. Les projets d’éducation aux médias numériques sont un exemple des actions déterminantes qui peuvent être développées sur le territoire. Leur but : apprendre aux individus à mieux utiliser internet, à décoder ses contenus et à identifier ses risques. Les jeunes sont particulièrement concernés par ces mesures. Mais leurs familles doivent elles aussi être sensibilisées à l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux. 

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