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Pour sensibiliser les internautes aux problématiques de lutte contre la radicalisation, le Service d’information du Gouvernement (SIG) organise des sessions de questions-réponses, sur Twitter, via le compte @STOPDJIHADISME

Muriel DOMENACH, Secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) est l’invitée de la quatrième édition du #QRdjihadisme. Elle se tient à votre disposition, de 17h à 18h, jeudi 9 mars, pour répondre à vos questions sur l’action de l’Etat en matière de prévention.

La lutte contre la radicalisation est l’affaire de tous. Ce principe est à la base de l’action de l’État. Elle doit mobiliser non seulement l’ensemble des ministères et des collectivités locales, mais également le maximum de partenaires issus des milieux associatifs et de la recherche. Le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR)  fixe les orientations et veille à la mise en œuvre de la réponse publique en la matière.

Parce qu’il est très difficile de « déradicaliser », cette action se concentre sur la prévention du phénomène ; elle passe d’abord par la détection puis par le suivi des personnes identifiées.

Détection et suivi : la prévention nécessite un important maillage territorial

En cas de doute sur le comportement d’un individu, toute personne peut appeler ainsi le numéro vert géré par l’Unité de Coordination de Lutte Antiterroriste (UCLAT). Ces appels sont strictement confidentiels. L’accompagnement des individus signalés est pris en charge, au niveau local, par les préfets et les services de sécurité, sous le pilotage de l’État-major opérationnel de prévention du terrorisme (EMOPT).

Numéro vert #STOPDJIHADISME : il n’est jamais trop tard pour signaler un proche radicalisé >> https://t.co/6QIIWPVLle pic.twitter.com/SS7akN1GoE

— STOP DJIHADISME (@stopdjihadisme) 4 mars 2017

Ce dispositif repose sur la coopération de nombreux services de l’État et opérateurs publics (police, justice, éducation nationale, ministère du travail, affaires sociales, santé, caisse d’allocations familiales). Il mobilise également les collectivités locales - les conseils départementaux pour leur compétence en matière de protection de l’enfance  et les communes à travers leurs dispositifs de prévention de la délinquance. Il s’appuie enfin sur des associations et des structures publiques) pour assurer la prise en charge des jeunes signalés. À ce stade plus de 100 associations ou structures sont mobilisées. Au 1er janvier 2017, 2437 personnes ont fait l’objet d’un suivi et 974 familles ont été accompagnées.

La prévention passe également par la formation (20 000 agents publics et travailleurs sociaux formés via le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation).

La prévention "primaire" : la lutte contre les facteurs de risques de la radicalisation

La prévention dans l’éducation des plus jeunes

L’État a également su développer une stratégie de lutte contre la radicalisation des esprits, au niveau « primaire », c’est-à-dire la lutte contre les facteurs de risques de la radicalisation, grâce au travail de l’Éducation nationale qui a introduit l’enseignement de l’esprit critique, contre le conspirationnisme, véritable antichambre de la radicalisation, dans les programmes.

[#Décryptage] Découvrez comment les théories du complot nourrissent & servent la propagande djihadiste https://t.co/IeChHf2nss #OnTeManipule pic.twitter.com/XofGQdANPf

— STOP DJIHADISME (@stopdjihadisme) 30 janvier 2017

Le contre-discours officiel sur le web : La prévention par l’information

Le contre-discours institutionnel est développé depuis 2015 sur le site stop-djihadisme.gouv.fr et les réseaux sociaux. Plusieurs campagnes sont produites chaque année pour informer le grand public. La dernière campagne, lancée fin 2016, #ToujoursLeChoix, a été vue par 9 Français sur 10, avec près d’un million de visiteurs en 2 mois.

#ToujoursLeChoix : une campagne inédite, un bilan positif. Lisez et partagez cet article du @LePoint >> https://t.co/Os0aOsa6pX pic.twitter.com/7Rrhsa236c

— STOP DJIHADISME (@stopdjihadisme) 27 janvier 2017

Pour plus d’information sur le contre-discours officiel, lire aussi : "Lutte contre la propagande djihadiste : le contre discours de la France"

Le développement du contre-discours citoyen : des actions soutenues

Au-delà du contre-discours étatique, l’État encourage et promeut l’émergence d’un contre-discours issu de la société civile qui constitue une alternative indispensable à la propagande djihadiste et aux discours de haine et de « fausses nouvelles » qui sévissent sur internet.

L’État encourage  également la mobilisation de l’ensemble de la société civile, y compris ceux  qui se présentent comme musulmans dans le développement d’un contre-discours argumenté.

À tous les niveaux de son action, l’État entend bien amplifier et structurer la prise en charge, en développant l’évaluation et la promotion de bonnes pratiques, également en se fondant sur l’expérience de ses homologues européens.

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