Recherche

Selon leur âge, les enfants ne réagissent pas de la même manière aux évènements tragiques. Pour leurs parents, il n’est pas toujours évident de trouver les bons mots pour expliquer la situation et rassurer. Voici quelques conseils. 

Préserver les très jeunes enfants

De 2 à 5 ans, les enfants sont très sensibles à leur environnement. Ils n’ont pas encore pleinement conscience du monde qui les entoure, mais ils ressentent profondément l’angoisse de leurs proches. Les parents doivent donc être attentifs à ne pas transmettre leur anxiété et leurs émotions. Le mieux est de relater les faits de manière la plus simple et sereine possible. Pour les très petits enfants, il n’est pas toujours nécessaire d’aborder le sujet. En revanche, il faut répondre aux questions qui sont posées. Dans tous les cas, il faut éviter de les exposer aux écrans et aux images violentes. 

Parler avec les élèves de primaire

Pour les enfants un peu plus grands, qui évoluent en école primaire, il est possible de parler clairement sans dramatisation et de répondre à leurs questions dans le cadre d’un dialogue ouvert. Il est également important de savoir ce qu’ils entendent autour d’eux, à l’école, afin d’engager des discussions (par exemple autour de la minute de silence) et de rétablir la vérité si besoin.

Susciter le débat avec les adolescents

Pour les adolescents, qui sont submergés d’informations et d’images, il est important d’ouvrir une discussion en leur demandant ce qu’ils savent et ce qu’ils ressentent, voire d’élargir la discussion à l’ensemble des questions posées par les attentats, au niveau géopolitique notamment. Auprès d’eux, il faut insister sur le fait que cette violence est une réalité, que nous ne sommes pas dans une fiction mais que les terroristes ne sont pas tout-puissants.

Les fondamentaux, quel que soit leur âge

Quel que soit l’âge des enfants, il convient de leur rappeler que leurs parents sont là pour les protéger et que l’État met tout en place pour assurer leur sécurité. Il s’agit de les rassurer en leur expliquant que c’est normal d’être triste ou d’avoir peur. Enfin, il faut faire ressortir les éléments positifs comme la solidarité et les aider à se projeter dans la continuité de la vie, sans pour autant minimiser les risques. 

Partager l'article

à lire aussi