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Spécifiquement visée par les groupes terroristes, la France déploie des moyens d’action pour lutter efficacement contre la menace.

Combien de personnes impliquées dans le conflit syro-irakien ?

  • Depuis le début des filières djihadistes, plus de 30 000 djihadistes étrangers sur zone syro-irakienne, dont 3 000 à 5 000 provenant de pays européens et un peu plus d’un millier partis de France. Parmi lesquels :

      - environ 700 personnes sont encore sur zone (57 % d’hommes et 43 % de femmes) ;
      - plus de 300 personnes sont présumées mortes depuis le début des filières djihadistes ;
      - un nombre limité de personnes est présent dans un pays tiers après avoir effectué un séjour sur zone.

  • Aux djihadistes encore sur zone, s’ajoutent plus de 500 mineurs. Une centaine de mineurs, le plus souvent très jeunes, ont été rapatriés sur le territoire français et pris en compte au titre de la protection des mineurs et de l'assistance éducative sous l'autorité d'un magistrat (santé, social, éducatif, ...).
  • Près de 300 personnes majeures sont aujourd'hui revenues sur le territoire national et sont depuis prises en compte sur un plan séculaire ou judiciaire par les institutions.

Les chiffres de la radicalisation

À l’automne 2019, environ 21 000 personnes ont fait l’objet d’un signalement enregistré au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste), dont une part conséquente fait toujours l'objet d'un suivi actif.

Il s’agit de signalements d'origines diverses (Numéro vert, états majors de sécurités des préfectures, ...); certains cas peuvent être avérés et déboucher sur une radicalisation violente et des velléités de rejoindre le théâtre syro-irakien. D’autres concernent des prémices de radicalisation, des points d’alerte qui doivent être entendus pour éviter une dégradation des comportements et un processus de violence.

Toutes ces situations sont analysées par les états-majors de sécurité au sein des préfectures pour déterminer la nature du suivi et de la réponse à apporter.

Des moyens de lutte en constante adaptation

La menace que l’islamisme radical violent fait peser sur la France s’annonce durable. Même si Daech a fini par perdre son socle territorial en Syrie et en Irak, il faudra du temps pour réduire son influence. La spécificité de la menace terroriste actuelle nécessite donc une réponse globale alliant prévention et répression dans le respect des libertés publiques. L’action répressive, dirigée vers les personnes impliquées dans des projets terroristes, a déjà permis de déjouer un nombre significatif d’actions violentes en préparation et de sanctionner les personnes responsables. Le dispositif préventif, lui, s’inscrit dans une démarche d’anticipation de la menace : protection de la population, prévention des passages à l’acte et de la radicalisation violente, lutte contre les réseaux djihadistes, etc. 

Pour parer efficacement à la menace, l’État a rehaussé le niveau de protection des citoyens français : renforcement des effectifs des services de sécurité, consolidation des moyens de fonctionnement des ministères de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice, perfectionnement des outils et méthodes de renseignement, durcissement et amélioration de l’efficacité de tous les dispositifs de sécurité pertinents.

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